Clergés blancs | Clergés noirs | Fête commune |
Bélissar | Cérune | Danaïs | Keltys | Nihilia | Pélésias
Clergés blancs : La Triade Blanche
Les clergés blancs sont reconnus pour avoir certaines affinités entre eux. En effet, ils sont, par défaut,
considérés comme « alliés », l’intensité de l’alliance variant d’une
région à l’autre et d’une époque à la suivante. Toutefois, une chose est constante : les conflits
entre les clergés de Cérune, Keltys et Pélésias sont peu communs, et les guerres encore plus rares. En effet, les
membres de chaque organisation religieuse considèrent qu’il est préférable d’être en bons termes pour le
bien commun des mortels. D’ailleurs, les objectifs de l’un sont généralement complémentaires aux objectifs des
autres.
En tant qu’alliés plus ou moins formels selon les occasions, les clergés blancs sont associés comme étant
la Triade Blanche. Au cours de l’histoire ancienne, le regroupement s’est effectué de manière passive,
résultant de l’effort plus ou moins organisé de chacun visant une vie plus vertueuse pour les différents peuples.
À cette époque, l’influence que les trois clergés exerçaient était officieuse et passive dans la
majorité des communautés. Toutefois, en l’an 2 (soit après la création de l’Empire humain), les
Pontifes des 6 clergés de l’époque se sont rencontrés dans la capitale impériale Norwin. Le but de cette
rencontre était de déterminer ce qui adviendrait des clergés dans le Monde qui se développerait avec l’
Empire. Une union collaborative, malgré les dissensions idéologiques évidentes, fut proposée par le Pontife de
Keltys. L’idée d’une alliance fut rejetée par le Pontife de Belissar, rejet supporté par la Pontife de
Danaïs. La Pontife de Nihilia ne semblait pas plus intéressée que ses « confrères » noirs
par la proposition. Suite à cette assemblée, les Pontifes de Cérune, Keltys et Pélésias formèrent
officiellement la Triade Blanche. Malgré quelques divergences ponctuelles d’opinion à travers l’histoire, la Triade
est toujours actuelle.
Les clergés blancs possèdent une prévalence certaine dans les sociétés communes de Mazeria. En effet,
par défaut, les mortels reconnaissent les clergés blancs comme la spiritualité convenable en ce monde. Il s’agit
d’un regroupement d’idées généralement considérées comme « appropriées »
par les mortels. Ainsi, la majorité des codes moraux et des lois de chaque région est inspirée d’un amalgame des
idéaux de la Triade Blanche.
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Clergés noirs :
Contrairement aux clergés blancs, les clergés noirs ont beaucoup moins d’affinités entre eux. En effet, ceux-ci ne
partagent pas autant de similarité dans leurs philosophies religieuses. De facto, les clergés noirs sont considérés
comme « non hostiles » entre eux.
Malgré leurs différences, ceux-ci font des efforts afin de ne pas engendrer trop de conflits entre eux. La raison en est bien
simple : les clergés de Belissar, Danaïs et Nihilia possèdent tous une dévotion envers des préceptes assez
vils pour que leur cible ennemie en souffre significativement. Par conséquent, chaque clergé possède la possibilité,
si il entrait en guerre contre un autre, de causer un préjudice sévère à son adversaire. Il s’agit d’un
cercle vicieux où chaque groupe impliqué se retrouverait probablement affaibli en fin de compte. Qui plus est, les clergés
blancs sont plus unis, alors le désavantage devient évident en situation d’un contre trois. Les conflits religieux noirs sont
plus fréquents que les blancs, mais la tendance est à atteindre un retour vers l’équilibre en relativement peu de
temps, afin d’éviter un effondrement mutuel.
Le cas de la division géographique « Surface / Profondeurs » est particulier pour les clergés noirs. Si
les Dar’laks et les Tarentes sont généralement considérées comme des ennemis des mortels habitant à
la surface, les allégeances religieuses viennent changer la donne. Par exemple, les Tarentes nihilanes font partie du Culte de la
Destruction au même titre que les autres mortels, et il s’agit d’un des seuls liens qui permettent des discussions et
débats « tempérés » entre les arachnéens et les autres races de même allégeance.
De la même manière, lorsqu’il est question d’affaires cléricales, des Dar’laks belissars agiront
probablement avec plus de retenue à l’égard des membres de leur clergé (étant une même entité
pour la Surface et les Profondeurs), pour le « bien » de leur organisme. Nul doute, cependant, que des précautions
sont prises chez chacun des partis, les suspicions étant difficilement mises entièrement de côté. Le terrain religieux
est toutefois le plus sûr pour rassembler des races qui sont, autrement ennemies.
Pour leur part, les clergés blancs tolèrent les clergés noirs pour plusieurs raisons. Notamment, parce que Belissar,
Danaïs et Nihilia sont également à l’origine des mortels, et qu’ils ont joué un rôle
indéniable dans l’histoire de la création. De plus, même si les préceptes philosophiques divergent,
les divinités à la tête des clergés représentent une puissance dont l’étendue est probablement
tout aussi grande que les divinités blanches. Mais surtout, les clergés blancs considèrent qu’une guerre ouverte
contre un clergé noir déclencherait un conflit aux répercussions désastreuses pour tout mortel. Toutefois,
lorsqu’un individu d’allégeance « noire » commet un acte répréhensible selon les lois
ou autres codes de conduite moraux, il n’est pas rare que la punition soit sévère.
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Fête commune à tous les clergés :
La Pluie des Étoiles, du 10 au 12 août
Il est de notoriété générale que les étoiles sont les restes des Flammes ayant donné naissance aux
dieux. Pour cette raison, il n’est pas rare pour un mortel de se tourner vers le ciel étoilé afin de formuler une
prière. Les étoiles filantes, quant à elles, revêtent un caractère divin, les manifestations des dieux qui
communiquent avec les mortels. Pour cette raison, la Pluie des Étoiles, qui survient durant l’été, est considérée
par bon nombre de mortels comme un événement à ne pas rater. Même les moins pieux, peu importe la religion, s’efforcent de
ne pas commettre de gestes ayant à l’encontre de la divinité qu’ils apprécient le plus. Plusieurs contemplent le ciel
durant une bonne partie de la nuit afin d’assister à ces interventions célestes et la plupart y voient un signe selon la vision de
chaque clergé.
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Clergé de Bélissar (dieu) : Trône d’Ébène
Description du clergé| Pèlerinage d'un belissar
Auto-désignations : Belissar, le Majestueux, le Noir Souverain,
Désignation péjorative : l’Avare (utilisé par les autres clergés)
Concepts associés : l’Avarice, l’Égo, l’Envie, l’Orgueil, le Pouvoir
Idéologie
- Il n’y a pas de pouvoir vertueux s’il n’y pas de pouvoir effectif. Le pouvoir doit s’exercer sur le tangible.
- La vertu n’est pas morale, mais bien politique : c’est l’aptitude à conserver le pouvoir et à affronter les contingences de l’histoire en sachant doser la crainte et l'amour qu'il peut inspirer de façon à maintenir l'ordre et l'unité de son pays.
- La perfection se contemple dans un empire grandiose, gouverné par un dirigeant sans faille, servi par des subalternes compétents et dont les sujets sont maintenus loyaux par les moyens appropriés.
- L’excellence s’atteint lorsque nous incarnons nos fantasmes. Si d’autres incarnent ce que l’on souhaite être, il est tout à fait légitime, voir appréciable, de souhaiter le leur soutirer.
- La grandeur d’un royaume se mesure à la force de son souverain et celle de ses sujets. Le souverain se doit de diriger fermement et sans faille. Le sujet se doit de supporter son seigneur afin que le royaume (et donc le sujet) devienne riche et puissant.
Nom des fidèles
- Officiel : belissars (certaine complaisance des suivants à porter le nom de leur dieu)
- Synonyme : les empereurs
- Dérisoire (par dédain) : les avares, les tyrans
Couleurs associées
Or et Noir
Symbole sacré
Calice noir serti de joyaux d’or
Pierre sacrée
Citrine
Saint siège
Le Mont d’Ébène (également le lieu de pèlerinage des belissars, en Garth Marenghi) est le saint
siège des activités des belissars. Dans les Profondeurs, Renor Valas est la ville de principale importance pour les belissars
elfes noirs.
Les suivant de Belissar vivent uniquement pour acquérir le pouvoir personnel ou pour faire acquérir plus de pouvoir au
clergé. Comme tous ne sont pas destinés à être des hauts dirigeants, le pouvoir personnel peut également
s’atteindre en supportant celui des autres, tel l’Hiérophante pour son Pontife. Le pouvoir peut s’obtenir de multiple
façons, soit de l’acquisition de richesses jusqu’au meurtre. Beaucoup de classes se prêtent à ce clergé,
il est toutefois plus rare de voir des servants de Belissar druides ou chamans, bien que ce soit possible.

Belissar
: C’est l’autorité supérieure dans le clergé, il n’y a personne au-dessus et celui ou celle qui
prétend lui être supérieur se verra exécuté sur le champ.
Pontife
: Le Pontife est à l’origine un prêtre ou une prêtresse qui sera monté assez haut dans les échelons
du clergé. Après Belissar, c’est LA personne qui dirige tout le clergé et il a le dernier mot sur tout.
Maîtres
: Les Maîtres contrôlent respectivement les suivants de leur branche et servent de conseillers au Pontife. Les Maîtres
sont au même niveau que l’Hiérophante. Les Maîtres auront chacun plusieurs ambassadeurs, conseillers et/ou
informateurs un peu partout. Bien que ces derniers n’aient pas d’autorité, c’est par eux que les Maîtres
passent des ordres, qu’ils recueillent l’information ou qu’ils sont conseillés sur ce qu’il se passe dans
leur domaine. Comme chaque Maître contrôle son domaine respectif, le Maître des assassins pourrait ordonner à tous
les assassins de se rassembler à un certain endroit à une date précise. Aussi, le Maître n’a pas d’autorité
directe sur les Patriarches et Matriarches, mais il peut leurs donner des directives en ce qui concerne les assassins faisant partie de leur famille.
Hiérophante :
L’Hiérophante est d’abord le bras droit du Pontife. Il se trouve au même niveau que les Maîtres, mais il est
plus proche du Pontife que ces derniers. Il est à l’origine un prêtre ou une prêtresse qui sera monté
assez haut dans les échelons du clergé. L’Hiérophante a l’autorité sur les Patriarches et Matriarches
et sur tous prêtres ou moines existant. C’est lui qui se tient au courant des activités qui concerne le clergé.
Patriarche et Matriarche
: Ils sont les chefs des clans ou des familles qui servent le clergé. Il peut y avoir plusieurs Patriarches et Matriarches au
sein du clergé. Ils sont tous élus par le Pontife, mais sont gérés par l’Hiérophante.
Individus ayant une certaine notoriété
: Cette catégorie est constituée de tous les échelons de la société, par-contre, ce sont toutes des
personnes ayant acquis une certaine notoriété de par leur statut social (noblesse), leur poste (général,
capitaine, etc) ou leurs exploits.
Tous les autres
: Regroupe tous les individus de toutes les classes priant Belissar. On retrouve également les prêtres et les moines. La
différence entre un prêtre ou un moine, c’est que le moine est un prêtre qui possède son propre
monastère. De ce fait, il acquiert une plus grande notoriété, car il peut organiser des célébrations
religieuses, enseigner, etc.
Dogmes
- Sans pouvoir, un être n’est rien.
- La fin justifie les moyens.
- Deviens détenteur de pouvoir, ou rallie-toi à la bannière de celui qui le détient pour le renforcer.
- Tous les moyens sont bons afin de conserver le pouvoir, qu’il s’agisse du nôtre ou bien de celui qui détient notre support.
Accoutrement
Officiels
: Des habits somptueux, aux couleurs noir et or (ou jaune comme substitut), sont toujours de mise lors de cérémonies
vouées à Belissar. Qui plus est, ces habits sont très dispendieux, relativement à la classe sociale du
prêtre ou du priant. Ainsi, les accoutrements cérémoniels des priants paysans (même s’ils sont rares),
peuvent équivaloir à des mois de dur labeur, alors que ceux d’un noble peuvent dépasser l’entendement.
Commun
: Les belissars sont habituellement toujours mieux habillés que les priants des autres clergés, à classe sociale
égale.
Jours de célébration
- Fête de l’Opulence, 20 octobre
- Il s’agit d’une célébration où les belissars s’exultent dans l’excès et la déchéance, dans des orgies de nourritures à l’intérieur de salles somptueuses, agrémentées de bardes aux talents de renom. Ces festivités prennent souvent la forme de bals où les empereurs montrent à quel point ils sont riches et puissants.
- Cette fête est célébrée partout à travers Mazeria, et survient en même temps que la Fête des Récoltes du clergé de Cérune. La proximité des deux fêtes n’est certainement pas étrangère au fait que l’abondance de la nourriture (célébrée par les céruniens) permet les excès prisés par la Fête de l’Opulence.
- Fête de la Mise à Mort, 30 novembre
- Quelques jours précédant cette célébration, tous les fauteurs de troubles ainsi que les prisonniers incarcérés sont triés à savoir s’ils deviendront des esclaves (pour ceux ayant commis des délits mineurs) ou des condamnés, pour ceux ayant reçu la peine de mort ou ceux ayant commis des actes hautement répréhensibles. Le 30 novembre, les esclaves devront se battre, tels des gladiateurs, jusqu’à ce qu’il ne reste plus qu’un survivant et les condamnés seront exécutés de diverses façon au courant de la journée (bucher, pendaison, etc.). Tous ces événements sont organisés à la manière de grandes festivités à travers le royaume.
- La Grande Foire aux esclaves, 1er mai
- À cette Foire religieuse, dont le lieu change chaque année (mais toujours dans un lieu où le clergé est toléré), les gens fortunés peuvent vendre, acheter ou échanger des esclaves. Celle-ci survient peu avant le début de la culture des champs et de l’élevage, qui alimentent une bonne partie de l’économie du continent principal. Ainsi, les belissars stimulent la production de leurs avoirs tout en prenant du bon temps.
- Bien que la Triade Blanche désapprouve évidemment les préceptes de cette fête, elle ne souhaite pas entrer en guerre ouverte avec le clergé des empereurs (ou un autre clergé noir) et tolère donc des fêtes noires. La coutume de la Grande Foire aux esclaves a été quelque peu assimilée par bon nombre de cités même si elles ne sont pas vouées à Belissar, y voyant tout de même une occasion de stimuler ce genre d’activité (que plusieurs désapprouvent, évidemment).
Opinions des membres du clergé à l’égard des autres clergés
Danaïs
: Tout bon dirigeant sait s’entourer de vipères, mais attention à ce que celles-ci ne nous mordent pas.
Nihilia
: Ils seront utiles sur les champs de batailles, mais ce sont des enragés difficile à contrôler.
Cérune
: Ils se croient omniscients, mais n’utilisent pas leurs acquis à bon escient.
Kelthys
: Ils incarnent l’élément faible de ce monde n’ayant rien compris à son fonctionnement. Ils constituent
l’épine dans notre pied dont il faut nous débarrasser.
Pélésias
: Ils défendent des être faibles qui n’auraient pas dû avoir le droit d’exister. Ils utilisent le pouvoir
n’importe comment et conduiront ce monde à sa perte.
Citation
- « Tu te crois digne de régner? Je t’enseignerai la vraie signification du mot pouvoir. »
Temedros le Tyran
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Pèlerinage d’un belissar
Nous avions pris la mer, il y a 4 jours, sur la côte près de Gaon de Vilna, au nord-ouest de Norwin. Deux familles nobles du Grand
Empire avaient manifesté leur désir ardant de m’accompagner dans mon pèlerinage à la Montagne du Souverain.
En tant que bon belissar, il était de mon devoir de leur permettre de prouver leur dévotion envers le Majestueux, et leur style de vie
a généralement été exemplaire quant à l’application de sa philosophie. Trop de suivants de Belissar
n’entrevoient pas la possibilité de se détacher de leurs responsabilités et leurs devoirs pendant quelques jours ou
quelques semaines, sans risquer de voir leur situation politique ou économique en souffrir.
Le réveil fut désagréable, un vacarme composé de quelques cris lancés à l’unisson. Étant
donné notre statut et la raison de notre voyage, il était inacceptable de voyager dans de telles conditions. Arrivés sur le
pont afin de s’enquérir de la cause d’un tel tumulte, nous réalisâmes qu’il s’agissait des matelots
qui hurlaient au capitaine du navire et à ses seconds leur insatisfaction pour je ne savais trop quel petit confort risible. Cependant, il
était question de mutinerie et visiblement, le capitaine semblait incertain et désemparé. Non seulement il s’agissait
d’un concept odieux, mais le confort et la sécurité de notre voyage étaient également compromis, et il
était hors de question qu’une telle chose ne se produise.
N’ayant pas autorité directe sur le navire, nous n’étions point en mesure de faire régner l’ordre selon
les règles de l’art. Le capitaine était visiblement incompétent pour diriger ses hommes, je me résignai
à me présenter et m’offrir en tant que… médiateur (Belissar me pardonne). La main-d'œuvre aboyait
d’un côté, et le capitaine manquait définitivement de colonne afin d’imposer l’ordre. Apparemment, il
était question de salaire et de conditions de travail soi-disant exécrables depuis quelques mois. Les matelots étaient
furieux, mais j’arrivai à faire imposer le silence de par mon charisme et mon expérience. Seul un plus têtu continua
à vouloir me tenir tête. Malgré un sens de l’argumentation plutôt médiocre, l’individu en question
compensait largement son manque de propos par un égo démesuré qui l’empêchait de réaliser
l’invalidité de son discours. J’en recourus alors à la puissance de Belissar afin de le faire taire, et après
quelques minutes, j’en arrivai à une solution temporaire où le capitaine n’aurait pas à trop offrir pour
contenter les matelots. La racaille avait ce qu’elle voulait, et le capitaine s’évitait d’être jeté
par-dessus bord, et peut-être nous aussi par la même occasion. En voulant retourner à ma cabine, le commandant voulut me
présenter verbalement sa gratitude, soulagé. Ma seule réponse fut un regard foudroyant, laissant transparaître mon
irritation profonde d’avoir eu à prendre les choses en main pour un problème qui ne nous concernait aucunement. Il baissa
prestement les yeux et je poursuivis mon chemin vers l’escalier menant à l’étage inférieur.
Avant de m’engager dans l’escalier, j’aperçus alors au loin la cime du Mont d’Ébène, qui
surplombe dans sa majesté tout autre élément du paysage. Un spectacle magnifique. Je pris alors bien note de faire pendre
cet incompétent de capitaine à notre arrivée à Amarant, avant de poursuivre notre voyage jusqu’à la
montagne du Noir Souverain. Il s’agira d’un événement approprié pour commencer sur une belle note notre
itinéraire terrestre, qui plairait évidemment à Belissar lui-même.
Description
Le Mont d’Ébène est la montagne la plus haute de Mazeria. Lieu de naissance du dieu noir Belissar, il rajouta
à sa montagne, par égo, quelques centaines de mètres (trop bien sculptés pour être naturel) afin de
dépasser le Mont Argenté, qui était alors le plus haut sommet du monde. Le Mont d’Ébène
porte son nom pour sa couleur ténébreuse, étant composé majoritairement d’onyx. Plusieurs veines d’or
gigantesques viennent donner quelques teintes dorées ici et là, parmi le lugubre panorama. Plusieurs seraient portés à
croire que les mortels auraient pillé ces gisements colossaux d’or. Cela aurait probablement été le cas si ce
n’était d’une malédiction foudroyante qui accable quiconque retire le précieux métal de la montagne, de
ses entrailles comme de sa surface. Pour les belissars, il ne fait aucun doute qu’il s’agit d’un geste du Noir Souverain visant
à protéger avarement son précieux monument terrestre, et nul, parmi les priants, ne serait assez bête pour tenter une
entreprise aussi suicidaire que blasphématoire. On raconte que les êtres assez sots pour piller ne serait-ce qu’un fragment
doré minuscule se retrouvent foudroyés d’une malédiction terrifiante : si le mortel se retrouve à moins de
quelques mètres d’une quelconque source de valeur monétaire courante (pièces de n’importe quelle nature ayant
valeur courante, pierres précieuses, joyaux, lettre de change, etc.), il devient accablé de douleur et son corps entier commence
à se flétrir et à dépérir. Rester près de cette désormais source de malheur engendre la mort en
quelques minutes. Nul besoin de préciser que la plupart des victimes de cette malédiction qui réussissent (et se
résignent) à se débarrasser de toutes leurs possessions marchandes finissent par mourir de faim, (n’arrivant plus
à subvenir à leurs besoins sans recourir au commerce). Les rares individus assez « fortunés » pour
survivre le font en devenant des ermites, reclus de toute civilisation, l’argent y étant omniprésente.
Alors que le Mont Argenté est caractérisé par un jour constant, les nuages cachent éternellement les cieux
surplombant la montagne, les rayons du soleil et les lueurs des étoiles étant ainsi à jamais interdits au lieu de
pèlerinage du Noir Souverain. D’ailleurs, plus souvent qu’autrement, le tonnerre retenti et les éclairs illuminent
périodiquement le ciel orageux. De nombreux belissars ont mentionné avoir aperçu des varaskesh voler autour du Mont
d’Ébène. Il s’agit de créatures s’apparentant aux chevaux, mais dotées de majestueuses ailes
et dont le pelage est d’un noir profond. Leur vol et leur démarche sont le summum de l’élégance, et leurs yeux
complètement dorés évoquent chez les observateurs un mélange de magnificence et d’intimidation.
Tout autour du mont se trouve une route mystérieusement taillée à même l’onyx et l’or, qui serpente
progressivement vers le sommet. Arrivé à la cime, une immense et imposante cathédrale noire et or siège sur un
plateau qui surprend par sa surface parfaitement plane. Celle-ci fut construite par les belissars en l’honneur de leur dieu, afin
d’abriter un grand trône, d’or, d’onyx et sertie de citrine, merveilleusement travaillé. Selon les dires du
clergé (aussi appelé le Trône d’Ébène), il s’agirait du trône sur lequel siégeait
Bélissar lui-même, du temps où les dieux foulaient encore Mazeria. Quiconque ose s’assoir sur le trône, suivant
du Noir Souverain ou non, s’en trouve projeté avec une violence inouïe. Plusieurs individus trop prétentieux ou
inconscient auraient perdu ainsi la vie à travers l’Histoire. Exception faite, les seuls mortels ayant pu s’y assoir sans le
moindre incident fâcheux auraient été les différents pontifes que le clergé a connus au cours de son histoire.
Pour les belissars, il s’agit d’un fait qui parle de lui-même, d’autant plus que les élus bénéficieraient d’une
parcelle supplémentaire de compréhension sur la philosophie de leur dieu.
La statue de Belissar
À l’extérieur de la cathédrale se trouve la statue du Noir Souverain. Entièrement constituée de
citrine, celle-ci représente un homme fier aux yeux d’or, à la peau ténébreuse (où la pierre est
noircie par un procédé inconnu) recouverte de symboles dorés et paré d’habits les plus somptueux. Le dieu
noir tient dans une main un sceptre divin en or cendré, et dans l’autre un calice noir serti de joyaux d’or. Sur le
piédestal supportant la statue est gravé le symbole du calice noir serti de joyaux, ainsi que le nom du dieu.
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Clergé Cérune (déesse) : Temple du Savoir
Description du clergé | Pèlerinage d'un cérunien
Auto-Désignations : Cérune, la Sage, l’Érudite, la Divine Connaissance
Désignations négative : la Lunatique
Concepts associés : le savoir, la connaissance, la sagesse, la vie, la nature.
Idéologie
- L’ignorance mène souvent aux ténèbres de la peur. La connaissance illumine ces ténèbres et laissent place à un Monde qui ne demande qu’à être découvert.
- Celui qui souhaite apprendre peut amplement tirer la connaissance de son environnement. La nature est un temple du savoir incroyablement vaste, et pour cette simple raison mérite le respect.
- La vie, qu’elle soit d’origine divine ou non, est infiniment plus précieuse que n’importe quel joyau. Elle est à chérir, et il est à espérer qu’elle soit le moins possible pervertie par les ténèbres.
- C’est en cultivant les réflexions que l’esprit devient plus tranchant que n’importe quelle lame. Les blessures que l’esprit peut infliger meurtrissent parfois l’orgueil des moins érudits, raison pour laquelle toute vérité n’est pas nécessairement bonne à révéler. La compréhension vient à ceux qui savent la faire murir.
- La Divine Connaissance doit être révérée pour la remercier du plus précieux cadeau qu’elle a offert aux mortels, celui de la raison.
Nom des fidèles
- Officiel : Céruniens
- Synonyme : Les templiers du savoir
- Dérisoire (par dédain) : «les rats» (de bibliothèque)
Couleurs associées
Blanc et vert
Symbole sacré
Un livre ouvert posé dans un arbre
Pierre sacrée
Émeraude
Saint siège
Le saint siège de Cérune se trouve dans la Sylve de Faeniel, dans
le royaume des Elfes sylvains.
Les suivants de Cérune dévouent leur vie à la nature, la vie et la connaissance. C’est pourquoi les classes prédominantes sont celles de l’érudition et de la vie, soit les prêtres, les mages, les bardes, les chamanes et les druides. Bien sûr, tout individu d’une autre classe qui se consacre à protéger la vie ou à instruire est accueilli à bras ouvert dans le clergé.

Cérune : C’est l’autorité supérieure dans le clergé, il n’y a personne au-dessus et celui ou celle qui prétend lui être supérieur se verra sévèrement réprimandé.
Pontife : Le Pontife est à l’origine un prêtre ou une prêtresse qui sera monté assez haut dans les échelons du clergé. Après Cérune, c’est LA personne qui dirige tout le clergé et il a le dernier mot sur tout.
Maîtres : Les Maîtres contrôlent respectivement les suivants de leur branche et servent de conseillers au Pontife. Les Maîtres sont au même niveau que l’Hiérophante. Les Maîtres auront chacun plusieurs ambassadeurs, conseillers et/ou informateurs un peu partout. Bien que ces derniers n’aient pas d’autorité, c’est par eux que les Maîtres passent des ordres et de l’information, ou qu’ils recueillent l’information ou qu’ils sont conseillés sur ce qui se passe dans leur domaine. Comme chaque Maître contrôle son domaine respectif, le Maître des chamans pourrait ordonner à tous les chamans de se rassembler à un certain endroit à une date précise. Aussi, le Maître n’a pas d’autorité directe sur les Patriarches et Matriarches, mais il peut leurs donner des directives en ce qui concerne les chamans faisant partie de leur famille.
Hiérophante : L’Hiérophante est d’abord le bras droit du Pontife. Il se trouve au même niveau que les Maîtres, mais il est plus proche du Pontife que ces derniers. Il est à l’origine un prêtre ou une prêtresse qui sera monté assez haut dans les échelons du clergé. L’Hiérophante a l’autorité sur les Patriarches et Matriarches et sur tous prêtres ou moines existant. C’est lui qui se tient au courant des activités qui concerne le clergé.
Patriarche et Matriarche : Ils sont les chefs des clans ou des familles qui servent le clergé. Il peut y avoir plusieurs Patriarche et Matriarches au sein du clergé. Ils sont tous élus par le Pontife, mais sont gérés par l’Hiérophante.
Individus ayant une certaine notoriété : Cette catégorie est constituée de tous les échelons de la société, par-contre, ce sont toutes des personnes ayant acquis une certaine notoriété de par leur investissement au sein du clergé.
Tous les autres : Regroupe tous les individus de toutes les classes priant Cérune. On retrouve également les prêtres et les moines. La différence entre un prêtre ou un moine, c’est que le moine est un prêtre qui possède son propre monastère. De ce fait, il acquiert une plus grande notoriété car il peut organiser des célébrations religieuses, enseigner, etc.
Dogmes
- L’ignorance mène à l’erreur.
- Le progrès, personnel et collectif, a lieu grâce à l’acquisition de connaissance.
- La nature et la vie en générale ont beaucoup à nous apprendre.
- Instruire plutôt que de détruire les ignorants.
Accoutrement
Officiels : la toge blanche est portée par la plupart des classes, dans les occasions spéciales, en l’honneur de leur déesse. Seuls les chamans et les druides pourront s’habiller d’autres habits qui ont été acquis dans le respect de la vie et de la nature.
Commun : pour tous les jours, ils peuvent s’habiller de la façon dont il leur convient. Il est encouragé de ne pas porter de couleurs des clergés noirs. Le vert sera la couleur de préférence.
Jours de célébration
- Fête des Récoltes, 20 octobre
- Il s’agit d’une fête où sont célébrées les récoltes offertes par la nature. À ces événements, organisés dans chaque ville, les suivants de Cérune organisent des banquets extérieurs durant la soirée, auxquels participent beaucoup de mortels de la communauté, qui ne prient pas nécessairement la Divine Connaissance.
- Les récoltes de cette période de l’année permettent, au désarroi des templiers du savoir, la Fête de l’Opulence des belissars.
- Arrivée du Printemps, 20 mars
- Il s’agit d’une fête où est célébré le réveil de la nature, où celle-ci sort officiellement de sa torpeur hivernale pour permettre à la vie en général de s’épanouir à nouveau. Contrairement à la Fête des Récoltes, l’Arrivée du Printemps est célébrée durant la matinée et l’après-midi, plutôt que le soir.
- Fête de la Connaissance, 30 août
- À cette fête, les meilleurs cultivateurs du savoir se rassemblent et font étalage de leurs découvertes, ainsi que de leurs capacités et pouvoirs spéciaux (par exemple, des sorts) qu’ils ont récemment développés. À la fin de cet événement (qui a lieu à un endroit variant chaque année), sont remis les prix de la meilleure découverte et de la meilleure maîtrise de la 7e Flamme.
Opinions des membres du clergé à l’égard des autres clergés
Danaïs : Leur éducation corrompue les ont menés sur un mauvais chemin.
Belissar : Leur égo démesuré les amène à agir sans aucune sagesse.
Nihilia : (soupir)
Kelthys : Par leur immense bonté, ils maintiennent l’équilibre naturel des choses et permettent de préserver des éléments essentiels de ce monde, qui autrement auraient subi l’extinction.
Pélésias : Leur code d’honneur en font de grands défenseurs du Bien, dont la Connaissance a grand besoin, mais leur zèle les pousse parfois à commettre des actes irréfléchis.
Citation
- « Vous connaissez peut-être énormément de choses d'une personne - toutes mauvaises. Mais il y a peut-être une seule chose que vous ignorez à son sujet, qui changerait complètement votre opinion si vous la connaissiez. Il en va de même pour bien des choses de ce monde. »
Aliesta Plume d’Émeraude
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Pèlerinage d’un cérunien
Nous étions environ un demi-millier à attendre l’arrivée de midi, en cette journée du 15 mai, qui marquait enfin l’ouverture, pour deux semaines, de la frontière du royaume elfique aux non-elfes. À ma gauche se trouvait un groupe de pèlerins venant d’aussi loin que les États-Pontificaux de Pélésias, pour la plupart des prêtres de la Sage. Ils en étaient, comme moi, à leur première visite de ce lieu sacré, à l’exception d’un ayant déjà effectué le long voyage. En écoutant la passion avec laquelle il décrivait la magnificence de l’Arbre de la Connaissance, une étincelle vibrante dans son regard, je comprenais comment il avait réussi à rallier à son voyage une bonne quinzaine de personnes de l’extrême est du continent. À ma droite se trouvaient deux bardes, qui transportaient avec eux leur matériel artistique. Les deux étaient emballés par l’idée de visiter un lieu qui avait été aussi important pour leur déesse, et espéraient pouvoir en faire transparaître ne serait-ce qu’une infime partie de sa magnificence dans leurs arts. Pour l’un, c’était de composer des mélodies inspirées par l’atmosphère autour de l’Arbre du Savoir, alors que pour l’autre, c’était de capturer sa beauté grâce à ses pinceaux et ses toiles. Je repensais alors à ce paysan ivre qui m’avait insulté en voyant mon pendentif à l’effigie du symbole de l’Érudite, un livre ouvert reposant sur un arbre, beuglant que les priants de Cérune n’étaient que des ermites perdus dans des concepts qui n’intéressaient personne. Que sa conception de la réalité pouvait être erronée, me dis-je en souriant devant la magnifique diversité de gens présents.
À midi, les portes de l’immense portail en bois massif qui scellait la frontière du royaume sylvain s’étaient entrouvertes. Des Elfes sylvains s’étaient alors présentés à nous. Ceux-ci nous avaient accueillis en langue commune et nous expliquaient quelle était la conduite attendue de notre part à l’intérieur de leur royaume, la Sylve de Faeniel. Le voyage à l’intérieur de leur forêt jusqu’à l’Arbre du Savoir prendrait environ trois jours et demi de charrette, et certaines étaient mises à disposition des quelques pèlerins qui avaient fait le voyage jusqu’ici à pied. Tous devraient rester sur le chemin, et le convoi se déplacerait avec l’entièreté des pèlerins à un rythme constant, escorté par des Elfes. Si certains venaient à sortir des sentiers pour s’aventurer dans la forêt, le voyage serait terminé pour ceux-ci et ils seraient escortés, par les armes si c’était nécessaire, jusqu’à l’extérieur de la Sylve de Faeniel. Le ton utilisé était doux, mais je me doutais qu’ils n’entendaient pas à rire à ce sujet. Ils continuèrent en nous indiquant que les haltes étaient déjà prévues, que les gîtes attendaient notre arrivée, et que la nourriture nous serait gracieusement offerte si désirée. Tous écoutaient en silence, mais avec une certaine excitation, toutes les directives et annonces des Elfes des bois. Une fois celles-ci terminées, les immenses portes de bois s’ouvrirent complètement, laissant place à une route magnifique et très large, surplombée par les immenses arbres de la forêt. Il y avait des charrettes finement ouvragées, harnachées à des eldarims. Il s’agit de magnifiques animaux, que l’on retrouve uniquement dans cette forêt elfique, ayant l’apparence de cerfs beaucoup plus massifs, à la tête et aux bois plus élancés, et dont le pelage est d’un brun pâle aux reflets d’un subtil vert émeraude. C’est devant ce magnifique spectacle que nous nous engagions à l’intérieur de la Sylve, et c’était avec une joie difficilement dissimulable que j’entamais cette seconde partie du voyage. Le spectacle était superbe, et je savais pourtant que cela n’était rien comparé à l’Arbre du Savoir. Je remerciais intérieurement Cérune, une fois de plus, de m’avoir permis d’entreprendre ce magnifique voyage et de pouvoir observer certaines merveilles que recèle notre Monde.
Description
Quelque part au centre de la Sylve de Faeniel se trouve une vallée profonde et circulaire. La forêt y est luxuriante. Au soleil, les arbres et les plantes donnent l’impression d’irradier légèrement tant ils exultent la santé. Les fragrances de la végétation y sont merveilleuses et les animaux sont magnifiques. Au centre de cette vallée se trouve un arbre colossal : l’Arbre du Savoir. Celui-ci fait plus de 200 mètres de haut et la lumière qui traverse son feuillage émeraude teinte le sol de variances de vert magnifiques.
Également fascinante est l’écorce de l’Arbre. De loin, celui-ci révèle des sillons qui, telles des centaines d’escaliers, permettent d’entreprendre la montée de cet immense vestige plus que millénaire. À certaines hauteurs, les marches laissent place à des couloirs s’enfonçant à l’intérieur du colossal monument végétal. Ces couloirs sont éclairés par une lumière provenant d’on ne sait où, mais l’éclairage permet aux observateurs de contempler les parois vivantes. En effet, sur celles-ci sont inscrites un nombre incalculable de symboles mouvant et adoptant des formes changeantes, selon une volonté qui leur semble propre. Un observateur très attentif peut parfois remarquer une suite de quelques mots qu’il peut connaitre, mais les écritures se métamorphosent après quelques secondes, rendant la compréhension de ce qu’on y retrouve très laborieuse. Les Elfes de Cérune les plus érudits et les plus patients n’en ont déchiffrés assez que pour pouvoir affirmer qu’il s’agit tantôt de dogmes de la déesse, d’autres fois des descriptions d’éléments existant en Mazeria, à certains moments des concepts philosophiques, mathématiques ou scientifiques, mais la plupart du temps, il s’agit de suites de symboles encore indéchiffrés.
S’aventurer jusqu’au bout des méandres des chemins qui peuplent le centre de l’Arbre mène au sommet du tronc, où les branches gigantesques les plus hautes prennent naissances. Tous ces chemins, désormais extérieurs, conduisent en un point central, où se trouve, dans un espace dégagé, la statue de Cérune.
La statue de Cérune
Elle est constituée entièrement d’émeraude, et représente une femme à la peau verte, recouverte d’un nombre infini de langages et dialectes. Cérune est vêtue d’une toge blanche, et porte dans ses bras un grand livre ouvert. Les individus ayant tenté de lire ce qui s’y trouvait n’ont su le déchiffrer, malgré toutes les tentatives. Fait particulier, chaque essai s’est soldé par des vertiges et des étourdissements chez les « lecteurs ». L’hypothèse retenue est qu’il doit s’agir du langage même des dieux, qui serait sans nul doute trop puissant pour les yeux d’un mortel. À l’intérieur du clergé, portant le nom de Temple du Savoir, on raconte que seuls ceux étant devenus pontifes de l’Érudite auraient été en mesure d’y comprendre quelque chose. Le piédestal portant la statue est engravé du symbole de l’arbre soutenant un livre ouvert et du nom de la déesse.
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Clergé de Danaïs (déesse) : Sanctuaire du Mensonge
Description du clergé | Pèlerinage d'un danaïste
Auto-Désignations : Danaïs, la Vengeresse
Désignations par les autres : la Perfide, la Traîtresse
Concepts associés : jalousie, mensonge, tromperie, vengeance
Idéologie
- Les affronts commis par autrui à notre égard méritent rétribution, puisqu’elle nuit à l’épanouissement personnel.
- Le mensonge est nécessaire, voir même enviable à la vérité, lorsqu’il vise à protéger sa cible ou, encore mieux, lorsqu’il avantage celui qui le profère.
- Le monde n’est pas naturellement bon, alors il ne sert à rien d’user de bonté ou de faire la charité, on obtient ce qu’on veut par la ruse.
Nom des fidèles
- Officiel : Danaïstes
- Synonyme : les vipères (bien qu’il ne s’agisse pas d’un compliment lorsqu’utilisé par des non-danaïstes, ces derniers se complaisent à se nommer considérant l’idée évoquée comme une qualité plutôt qu’un défaut)
- Dérisoire (par dédain): les vipères, les perfides
Couleurs associées
Violet et Noir
Symbole sacré
Miroir au contour en serpent noir, aux yeux violets (en améthyste) (simple : miroir)
Pierre sacrée
Améthyste
Saint siège
Le saint siège de Danaïs se trouve en Sael'Vyn, à un endroit inconnu de la plupart des danaïste de rang inférieur aux Patriarches et Matriarches, et inconnu de tous les non danaïstes. Dans les profondeurs, le lieu principal danaïste est la ville d’Ust Varash.
Étant fidèles à la représentation de leur déesse, les suivants de Danaïs usent de perfidie, de mensonge et de tromperie pour arriver à leur fin. Ils cultivent la jalousie chez les autres pour semer la discorde et le chaos. De ce fait, les danaïstes seront souvent des voleurs, des assassins ou des bardes, mais tout bon orateur et manipulateur trouve également sa place. Voici la hiérarchie et son fonctionnement :

Danaïs : C’est l’autorité supérieure dans le clergé, il n’y a personne au-dessus et celui ou celle qui prétend lui être supérieur se verra exécuté sur le champ.
Pontife : Le Pontife est à l’origine un prêtre ou une prêtresse qui sera monté assez haut dans les échelons du clergé. Après Danaïs, c’est LA personne qui dirige tout le clergé et il a le dernier mot sur tout.
Maîtres : Les Maîtres contrôlent respectivement les suivants de leur branche et servent de conseillers au Pontife. Les Maîtres sont au même niveau que l’Hiérophante. Les Maîtres auront chacun plusieurs ambassadeurs, conseillers et/ou informateurs un peu partout. Bien que ces derniers n’aient pas d’autorité, c’est par eux que les Maîtres passent des ordres, ou qu’ils recueillent l’information ou qu’ils sont conseillés sur ce qu’il se passe dans leur domaine. Comme chaque Maître contrôle son domaine respectif, le Maître des assassins pourrait ordonner à tous les assassins de se rassembler à un certain endroit à une date précise. Aussi, les Maîtres n’ont pas d’autorité directe sur les Patriarches et Matriarches, mais ils peuvent leurs donner des directives en ce qui concerne les assassins faisant partie de leur famille.
Hiérophante : L’Hiérophante est d’abord le bras droit du Pontife. Il se trouve au même niveau que les Maîtres, mais il est plus proche du Pontife que ces derniers. Il est à l’origine un prêtre ou une prêtresse qui sera monté assez haut dans les échelons du clergé. L’Hiérophante a l’autorité sur les Patriarches et Matriarches et sur tous prêtres ou moines existant. C’est lui qui se tient au courant des activités qui concerne le clergé.
Patriarche et Matriarche : Ils sont les chefs des clans ou des familles qui servent le clergé. Il peut y avoir plusieurs Patriarche et Matriarches au sein du clergé. Ils sont tous élus par le Pontife, mais sont gérés par l’Hiérophante.
Membres du conseil : Le conseil rassemble tous les échelons supérieurs de la hiérarchie. Les Patriarches et Matriarches élisent au sein de leur clan ou de leur famille, chacun 2 conseillers qui sont généralement les plus hauts gradés de leur groupe. Un conseil a lieux tous les 5 ans ou plus au besoin, comme en temps de crise (guerre, invasion, génocide, etc.)
Tous les autres : Regroupe tous les individus de toutes les classes priant Danaïs. On retrouve également les prêtres et les moines. La différence entre un prêtre ou un moine, c’est que le moine est un prêtre qui possède son propre monastère. De ce fait, il acquiert une plus grande notoriété car il peut organiser des célébrations religieuses, enseigner, etc.
Dogmes
- Vaut mieux s’enfuir et revenir plus fort que de mourir lamentablement au combat.
- Le mensonge est une vertu.
- Ne laisse jamais un affront te diminuer auprès de tes pairs.
- La vengeance est la meilleure justice.
Accoutrement
Officiels : Une toge noire et violette
Commun : Les suivants de Danaïs (prêtres comme fidèles) portent des accoutrements tout à fait variés, selon leur préférence personnelle à une situation donnée (que ce soit pour passer discrètement ou incarner faussement un stéréotype). Il n’est pas rare de les voire arborer des habits noirs.
Jours de célébration
- Solstice d’hiver, 21 décembre
- Le Solstice d’hiver est un événement où les danaïstes considèrent la nuit la plus longue de l’année comme un symbole de leurs agissements, les ténèbres étant habituellement appréciée par les priants pour le couvert qu’ils offrent. La plupart des suivants effectueront des prières et cérémonies dédiées à Danaïs tout au long de cette nuit.
- Fête de la Mascarade, 1er avril
- À cette fête, les suivant de Danaïs sont amenés à se déguiser en individus d’autres clergés et à semer la discorde dans ces clergés ou à commettre des actes qui nuiront à la réputation des clergés blancs.
- Nuit des disparus, 1er vendredi d’août (en même temps que la Nuit du Massacre)
- Cette fête se présente sous la forme d’un tournoi qui a lieu dans de nombreuses villes secrètement annoncées à l’intérieur du clergé. Si le fonctionnement de cette festivité devait être appris par des membres des clergés blancs, il est fort probable que ceux-ci s’en insurgeraient. En effet, chaque danaïste qui choisi de participer au tournoi doit enlever le plus de gens possible en quelques heures, l’événement étant placé sous la supervision d’un Patriarche pour chaque région de Mazeria. En enlevant des gens, les participants accumulent un certain nombre de points qui sont habituellement répartis selon la charte suivante (ou l’équivalent raciale par rapport aux Humains) :
- Un nourrisson ou un bébé (0 à 4 ans) : 1 point
- Un enfant (4 à 9 ans) : 2 points
- Un adolescent (10 à 14 ans) : 4 points
- Un jeune adulte (15 à 20 ans) : 5 points
- Un adulte (21 à 40 ans) : 6 points
- Vieillard (41 à 65 ans) : 4 points
- Ancêtre (66 à …) : 2 points
Combiné avec…
- la force et/ou la capacité à se battre de la victime (dépendamment de si c’est un mage, un guerrier, etc.). Est donc ajouté :
1 point pour un individu qui se bat ou se défend bien
2 points s’il se bat ou se défend très bien
3 points s’il se bat ou se détend exceptionnellement bien
- Son statut social et/ou sa réputation :
1 point s’il est noble ou connu de la communauté environnante
2 points s’il s’agit d’un haut membre d’un clergé blanc ou d’un individu hautement connu dans la région
5 points s’il s’agit du dirigeant d’un pays ou s’il s’agit d’un Pontife
- Le participant qui accumule le plus de points dans une région donnée gagnera la somme des butins amassés au cours des enlèvements, ainsi que le respect de ses paires. Par la suite, une partie de ces prisonniers seront sacrifiés au nom de Danaïs et le reste sera donné au clergé de Nihilia pour leur Nuit du Massacre.
Opinions des membres du clergé à l’égard des autres clergés
Belissar : Ils ont besoin de nous et ils peuvent servir nos intérêts.
Nihilia : Leur folie est divertissante, mais ils sont tels des chiens enragés, ils peuvent sauter à la gorge de nos ennemis comme à la nôtre.
Cérune : La curiosité est un vilain défaut dont nous pouvons abuser à notre aise.
Kelthys : Leur confiance aveugle en fait des proies faciles.
Pélésias : Qu’ils fassent le travail et nous en récolterons les bénéfices sans même qu’ils s’en soient aperçu.
Citation
- « On avale à pleine gorgée le mensonge qui nous flatte, et l'on boit goutte à goutte une vérité qui nous est amère. Le choix est facile, n’est-il pas? Détrompe-toi, j'aime la vérité. Et je crois que les mortels en ont besoin ; mais ils ont bien plus grand besoin encore du mensonge qui les vante, les consoles et leur donne des espérances infinies. Sans le mensonge, ils périraient de désespoir et d'ennui. »
Victor, le Hérault du Mensonge
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Pèlerinage d’un danaïste
Nous venions d’arriver en Sael’Vyn. Lorsque, sur le bateau, on nous avait nonchalamment demandé ce que nous allions faire en cet endroit, ma réponse fut celle du commerce. Il s’agit de ma carte préférée : un commerçant est généralement vu comme quelqu’un d’honnête (ou du moins, dans les limites établies par les lois), et il s’agit d’un domaine si vaste qu’il peut justifier la présence de n’importe quel individu, et n’éveille habituellement pas trop de soupçons. Quelqu’un de bien habillé doit faire commerce dans un domaine de qualité. Un type habillé dans la classe moyenne est probablement un honnête commerçant qui charge convenablement ses biens et services, sans excès. Sinon, un individu habillé de loques et lambeaux n’est soit qu’un homme de main mal payé, soit un mendiant. Dans ces derniers cas, l’interlocuteur ne souhaitera même pas s’embarquer dans une plus longue discussion et passera à autre chose. Mes compagnons et moi-même étions relativement bien habillés, mais possédions quelques armes, alors le fait de préciser que nous œuvrions dans le domaine de la fourrure et de la chasse donna à notre interlocuteur une impression de gens talentueux dans leur domaine, et ce dernier, comme à l’habitude, commença à déblatérer de sa vie insipide. Quel doux et simple mensonge, mais ô combien efficace pour détourner l’attention de notre intérêt réel.
La petite ville portuaire qu’est Venaldir me semblait intéressante, mais les bannières de Pélésias venaient souiller le paysage urbain. De toute façon, le but de notre présence en Sael’Vyn était beaucoup plus passionnant que ne l’était cette ville. Je faisais signe à mes compagnons de nous mettre en route vers notre destination principale, lorsque nous entendîmes une patrouille de la garde venaldoise se diriger vers nous. Des Hauts elfes et des Humains, une dizaine en tout. Visiblement, ceux-ci venaient précisément à notre rencontre…
Une histoire de meurtre qui aurait eu lieu la veille de notre départ de Cador’Mora, ville côtière du Royaume de Garth Marenghi, d’où notre navire de transport était parti hier au matin. Valérian nous avait raconté, ledit matin, qu’il avait dû, dans une ruelle, trancher la gorge d’un gaillard qui l’avait accusé quelques minutes auparavant de tricher aux cartes dans la taverne où ils étaient. Connaissant Val, l’accusation était fort probablement fondée, surtout si le sac de pièces d’or qu’il avait « trouvé par hasard » le soir même était lié à ses coutumiers jeux d’argent. Je n’apprécie pas le meurtre. Pas pour une de ces idioties pélésistates ou keltes de vertu, mais bien parce que celui-ci engendre quelques fois bien plus de désagréments qu’il n’en règle… comme dans le cas présent.
Pendant que Baltrim jouait subtilement avec sa bourse dans le but d’acheter (soudoyer) le chef de la garde, je vis une échappatoire beaucoup plus intéressante. Bien que tout homme ait son prix, il était fort probable que dans les dix soldats présents, un ou deux soient des pélésiastes un peu trop pompeux pour se laisser séduire par quelques pièces. Lorsque je demandai aux gardes, avec un petit sourire en coin, s’il était chose courante, dans cette ville, que des Tarentes se promènent dans les rues et enfoncent la porte d’un établissement, ceux-ci prirent soudain un air affolé. Je n’avais aucune idée de ce que pouvaient bien vouloir ces hommes arachnéens dans la ville, mais leur présence survenait à moment fort utile. Parfois, Danaïs tend gracieusement la main aux fidèles qui savent saisir une opportunité, et c’est ainsi que, les gardes s’étant précipités, armes en mains, vers les Tarentes au loin, nous quittèrent prestement le quartier, puis la ville. Je remerciais la Perfide de cette opportunité après avoir embrassé mon petit pendentif de miroir entouré d’un serpent, en replaçant ce dernier sous mon manteau, contre ma peau. J’avais hâte d’arriver au Marais aux Cents Miroirs.
Description
Quelque part sur l’île du Royaume de Sael’Vyn se trouve les Marais aux Cents Miroirs (ou Marais des Cents Miroirs, tout dépendant des appellations régionales). Il s’agit d’un endroit inquiétant pour les mortels, excepté pour les danaïstes, qu’ils considèrent comme un lieu sacré. Territoire de quelques kilomètres tout au plus, l’Histoire divine indique qu’il s’agirait du lieu où Danaïs Elle-même se serait éveillée pour la première fois. Avant de partir pour son Royaume dans l’Âtre, Elle y aurait également ajouté une touche personnelle.
En arrivant sur ce territoire sacré, le paysage laisse place à des marécages parfois lugubres, parfois envoûtants. Le sol se compose principalement de parcelles de terre, de mousse, de plantes diverses, de tourbe et d’eau. Il est essentiel pour un mortel s’y aventurant d’avancer prudemment, puisqu’à certains endroits le sol peut, contre toute attente, perdre toute portance et devenir un tombeau. Les principaux animaux qui vivent dans ce territoire sont des serpents de toutes sortes, dont il est possible d’apercevoir une partie de leurs corps ondulants entre une touffe végétale et la terre, pour ensuite s’enfoncer dans le sol ou l’eau. La rumeur raconte que les danaïstes seraient, en général, moins susceptibles d’être mordus par ces serpents que n’importe quel autre mortel. Ce marécage porte son nom des chimères qui se manifestent habituellement sous la surface de l’eau. Les mortels assez imprudents pour se laisser charmer ou effrayer par celles-ci sont susceptibles de se noyer s’ils tombent dans l’eau qui est assez profonde. En effet, la vase et les algues qui composent les fonds marécageux peuvent empêcher un malheureux de remonter à la surface et mènent alors à une noyade tragique.
Il est également possible de remarquer des éléments de beauté à couper le souffle dans ce territoire inhospitalier. Toutefois, s’en approcher est dangereux, ne serait-ce que pour les obstacles à traverser pour les atteindre (tourbes et eaux meurtrières, nids de serpents venimeux, etc.). Par exemple, on raconte que les plus magnifiques roses qui existent en Mazeria poussent dans les Marais des Cents Miroirs, mais que leurs épines sécrètent l’un des poisons les plus foudroyants qui soit. Il en va de même pour une variété d’améthyste, d’une beauté (et donc d’une valeur) immense, qui repose au fond de bassins remplis d’une eau corrosive. Pratiquement aucune matière ou substance ne peut venir à bout de cette eau et donc, les pierres restent inatteignables.
La statue de Danaïs
Quelque part au centre des Marais aux Cents Miroirs se trouve la statue de Danaïs, constituée d’une grande variété de pierres magnifique. Elle représente une image différente à chaque fois qu’on la regarde, mais des traits féminins et une peau faite d’onyx noir sont très souvent présents. Aussi, l’améthyste étant la pierre emblématique du Sanctuaire du Mensonge, la statut porte toujours des yeux d’animaux nocturnes et une langue de serpent en améthyste d’un violet profond. Peu importe sa forme, la statue dégage un charme indéniable sur ceux qui y posent leur regard. On raconte que d’apposer ses lèvres sur celles de la statue provoque une paralysie, suivi d’un coma dont la durée est variable, mais parfois assez long pour engendrer la mort si la victime est laissée à elle-même. Pour cette raison, rares sont ceux qui osent commettre cet acte. Toutefois, on raconte également que certains mortels, dont la foi dans les préceptes de Danaïs est assez grande, sont en mesure de supporter ce qu’on pense être un poison suintant très légèrement des lèvres de la statue. Ces personnes recevraient, par la même occasion, un fragment d’illumination divine. Tous les pontifes de Danaïs ayant foulé Mazeria seraient passés par cette révélation avant d’atteindre leur rang au sein du clergé. Sur le piédestal de la statue est gravé le symbole d’un miroir dont le pourtour et le manche sont un serpent aux yeux et à la langue violets, de même que le nom de la déesse.
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Clergé de Keltys (dieu) : Havre Kelte
Description du clergé | Pèlerinage d'un kelte
Auto-Désignations : Keltys, le Pacifiste, le Serein, l’Harmonieux
Désignations par les autres : Le faible
Concepts associés : la paix, la tempérance, la charité, la prudence, l’espoir
Idéologie
- C’est en mettant de côté l’agressivité et la colère que la plupart des conflits peuvent être réglés.
- La colère engendre la colère, de même que la bonté engendre la bonté. Le premier est un cercle vicieux, qui mène au Mal, alors que le second est un cercle généreux, qui mène au Bien.
- La violence est le dernier recours, si l’adversaire a abandonné le Bien et si toutes les paroles censées n’ont pu éviter le conflit. Le support du pacifiste se tourne alors vers les blessés.
Nom des fidèles
- Officiel : Keltes
- Synonyme : les pacifistes
- Dérisoire (par dédain) : les faibles
Couleurs associées
Blanc et bleu
Symbole sacré
Bouclier avec une plume duveteuse au centre
Pierre sacrée
Saphir
Saint siège
Le saint siège de Keltys se trouve dans le Royaume du Palan, dans la capitale Havre d’Or, à l’Ouest du lieu de pèlerinage kelte.
Les suivants de Keltys vivent de simples choses, n’étant pas matérialistes. Ils consacrent leur vie à aider les gens et à tenter d’instaurer la paix le plus possible. Ils ne sont toutefois pas dupes, ils n’aideront pas quelqu’un qui leur veut du mal. Beaucoup de classes sont appropriées au clergé, mais on ne verra pas d’assassin ou de voleur de Keltys, à moins que le voleur ne redonne les richesses aux pauvres.

Keltys : C’est l’autorité supérieure dans le clergé, il n’y a personne au-dessus et celui ou celle qui prétend lui être supérieur se verra sévèrement réprimandé.
Pontife : Le Pontife est à l’origine un prêtre ou une prêtresse qui sera monté assez haut dans les échelons du clergé. Après Keltys, c’est LA personne qui dirige tout le clergé et il a le dernier mot sur tout.
Maîtres : Les Maîtres contrôlent respectivement les suivants de leur branche et servent de conseillers au Pontife. Les Maîtres sont au même niveau que l’Hiérophante. Les Maîtres auront chacun plusieurs ambassadeurs, conseillers et/ou informateurs un peu partout. Bien que ces derniers n’aient pas d’autorité, c’est par eux que les Maîtres passent des ordres et de l’information, ou qu’ils recueillent l’information ou qu’ils sont conseillés sur ce qu’il se passe dans leur domaine. Comme chaque Maître contrôle son domaine respectif, le Maître des chamans pourrait ordonner à tous les chamans de se rassembler à un certain endroit à une date précise. Aussi, le Maître n’a pas d’autorité directe sur les Patriarches et Matriarches, mais il peut leurs donner des directives en ce qui concerne les chamans faisant partie de leur famille.
Hiérophante : L’Hiérophante est d’abord le bras droit du Pontife. Il se trouve au même niveau que les Maîtres, mais il est plus proche du Pontife que ces derniers. Il est à l’origine un prêtre ou une prêtresse qui sera monté assez haut dans les échelons du clergé. L’Hiérophante a l’autorité sur les Patriarches et Matriarches et sur tous prêtres ou moines existant. C’est lui qui se tient au courant des activités qui concerne le clergé.
Patriarche et Matriarche : Ils sont les chefs des clans ou des familles qui servent le clergé. Il peut y avoir plusieurs Patriarche et Matriarches au sein du clergé. Ils sont tous élus par le Pontife, mais sont gérés par l’Hiérophante.
Individus ayant une certaine notoriété : Cette catégorie est constituée de tous les échelons de la société, par-contre, ce sont toutes des personnes ayant acquis une certaine notoriété de par leur investissement au sein du clergé.
Tous les autres : Regroupe tous les individus de toutes les classes priant Keltys. On retrouve également les prêtres et les moines. La différence entre un prêtre ou un moine, c’est que le moine est un prêtre qui possède son propre monastère. De ce fait, il acquiert une plus grande notoriété car il peut organiser des célébrations religieuses, enseigner, etc.
Dogmes
- Aide ton prochain.
- La violence est la dernière des solutions.
- Rejette toute possession superflue.
- Prend garde aux mauvaises intentions.
- Qui vit en paix avec lui-même vivra en paix avec les autres.
Accoutrement
Officiels : les suivants keltes portent une robe de cérémonie bleue en l’honneur de leur dieu.
Commun : ils portent des couleurs claires et paisibles et ils évitent de porter les couleurs des clergés noires.
Jours de célébration
- Fête de la Paix, 22 avril
- Lors de cette fête, tous les participants sont vêtus de bleu et de blanc et des défilés sont organisés dans les rues de certaines villes durant l’après-midi. Vers les 5h, les priants se dirigent tous vers une grande messe en l’honneur de la Paix. Suivant cette grande messe, le clergé fournit un repas à tous les priants ayant été présent.
- Fête du Partage, 25 novembre
- Durant les jours qui précèdent la date de cette fête (habituellement 3), les keltes (mais également bon nombre de priants d’autres clergés) font des dons de nourriture et de possessions que le clergé de l’endroit rassemble. Lors de la Fête du Partage, le 25 novembre, les dons amassés sont distribués aux plus démunis de la population locale.
- Fête du pardon, 1er janvier
- Lors de cette célébration, chaque suivant de Keltys se doit de pardonner un affront qui leur aura été commis (pouvant choisir lequel), ou bien de mettre définitivement de côté un différend avec un autre individu. Il s’agit, pour les keltes, d’un moyen d’entreprendre sur une note positive la nouvelle année. Le clergé, s’il est à la tête d’une ville, pourra libérer certains prisonniers ayant commis des délits mineurs, comme le vol de nourriture. Autrement, il est fréquent qu’il fasse pression auprès de l’autorité afin que de tels prisonniers soient libérés.
Opinions des membres du clergé à l’égard des autres clergés
Danaïs : Ce sont des propagateurs de corruption.
Belissar : Ce sont les moyens de la corruption.
Nihilia : Ce sont les résultantes de la corruption.
Cérune : Ils ont la connaissance, ne reste plus qu’à l’appliquer pour le bien de tous.
Pélésias : Lorsqu’on a tout essayé, ils sont là pour prendre les choses en main et agir de façon juste.
Citation
- «Il n’y a jamais eu de guerre basée sur le Bien, et il n’y a jamais eu de paix basée sur le Mal. Si ce n’était des clergés noirs qui font du vice leur mode de vie, j’aurais bon espoir que les mortels puissent en arriver à une paix universelle.»
Pilmarim de Norwin
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Pèlerinage d’un kelte
Nous étions arrivés dans la Royaume du Palan il y avait de cela quelques jours. Notre voyage à partir du Grand Duché de Thurien s’était bien passé, mais l’hiver avait rendu laborieux notre avancement à travers la chaîne de montagnes des royaumes nains de Volfgarde. Malgré le passage « aménagé », les accumulations de neige, le vent et quelques avalanches mineures nous avaient retardés, gentils pèlerins que nous étions. Heureusement que nous pouvions compter sur quelques guides Halfelins, qui avaient l’habitude de faire passer les voyageurs à travers les montagnes dans cette région. Leur gentillesse était telle qu’ils ont eu le bon cœur de diminuer, de leur propre chef, leur tarif lorsque nous avons mentionné notre destination : la Plaine de la Tranquillité. Sans eux, notre périple aurait été plutôt un calvaire, et je remercie Keltys de nous avoir graciés de leurs précieux services et de leur agréable compagnie malgré le temps difficile.
Telorim, l’un de nos compagnons, avait supposé que la traversée montagneuse aurait été la partie la plus éreintante de notre itinéraire. La tempête glaciale qui se souleva quelques heures après notre entrée dans le Royaume de Palan eut tôt fait de donner tort à notre optimiste et amical barde. La température était d’un froid que je n’avais jamais ressenti. Le vent lacérait notre visage, que nous tentions de couvrir tant bien que mal. Par la même occasion, la neige nous aveuglait, mais je préférais voir les choses sans trop de découragement : de toute manière, nous n’aurions rien vu de notre chemin tant le blizzard était épais. Chaque nouvelle journée semblait toutefois apporter une température encore pire. Nous avions ensuite demandé asile dans une auberge le temps que la tempête se calme. Le tavernier semblait réticent à laisser des gens profiter gratuitement de son établissement, mais le Serein soit loué, il n’avait pas non plus le cœur à laisser de gentils voyageurs risquer leur vie par un temps aussi peu clément. Il ne savait pas encore que, de toute manière, nous avions besoin de nous rassasier, et il fut bien heureux d’avoir finalement des clients pour sa cuisine. Je récompensai sa précédente bonté par un pourboire bien plus garni qu’il en aurait été nécessaire, ce qu’il sembla grandement apprécier.
Notre somptueux repas passé, le mauvais temps semblait s’être calmé et nous repartions vers notre destination. Cependant, dans la demi-heure qui suivait, la tempête repris de plus belle. Après des heures à avoir l’impression de n’avancer guère vers notre objectif tant le paysage était indiscernable, les gerçures de mes mains commençaient à me faire souffrir. Nous nous suivions à l’aide d’une corde afin de ne pas nous perdre dans le blizzard glacial. Chaque pas devenait de plus en plus difficile, et certains des nôtres nous criaient que nous avions peut-être été mal dirigés au dernier village, peut-être délibérément, s’agissant peut-être même d’un de ces suppôts de Danaïs. Je leur répondis de tout mon souffle qu’il fallait garder espoir, que nous arriverions bientôt.
Alors que je me réconfortais avec les dogmes de Keltys, je perdis l’équilibre et m’effondrai sur le sol. Plus aucun vent ne me repoussait, et plus aucune neige ne m’irritait les yeux. Le froid cinglant ne martyrisait plus mes mains. Je regardais le ciel, ébahi : les flocons tombaient doucement du ciel, plus aucun vent ne les projetait violemment dans tous les sens. Le froid glacial avait laissé place à une douce fraicheur. Derrière moi, je voyais la tempête qui faisait encore rage, comme si un mur invisible séparait le tumultueux du paisible. Je me déplaçai sur le côté, encore sous le choc de cet endroit paisible, alors que j’apercevais mon bon ami barde qui allait perdre, comme moi quelques instants auparavant, l’équilibre. Les derniers de notre groupe franchissaient cette barrière invisible divine.
Description
La Fontaine de la Tranquillité est ainsi appelée pour l’aura de sérénité qui règne autour de la source d’eau. À l’intérieur de cette zone, qui fait environ un kilomètre autour du point central, tout élément violent se trouve mystérieusement altéré en une version paisible de celui-ci. Un orage se transforme en bruine légère, un temps glacial en fraicheur agréable, une agressivité en sentiment de sérénité, etc. Cependant, dès que l’élément perturbé sort du domaine béni par le Pacifiste, il reprend sa manifestation précédente à moins que celle-ci ne se soit naturellement estompée entre-temps.
Ce domaine particulier est composé de quelques plaines de verdure. Les roses qui y poussent n’ont pas d’épines et les orties n’irritent la peau. La température y est constamment clémente, variant doucement avec les saisons. Les animaux qui visitent l’endroit, même les plus redoutables prédateurs, deviennent aussi doux qu’un chaton. Les carnivores, lorsque la faim commence à les tenailler, quittent simplement le territoire et peuvent y revenir une fois rassasiés. Il s’agit d’un havre de paix où la violence et la colère sont étrangères à l’atmosphère de ce sanctuaire.
Au centre de ce territoire se trouve un petit lac, alimenté par une source que l’on imagine souterraine. Au milieu de cette étendue d’eau se trouve un monticule surélevé en forme de spirale, trop bien sculpté pour être naturel, dont l’eau s’écoule de son sommet. Il s’agit de la Fontaine de la Tranquillité. Des centaines de grandes plumes, composées à la fois de saphir et de lapis-lazuli, sont superposées les unes aux autres pour composer le monticule, et donnent une magnifique teinte bleutée à l’eau qui se déverse au fil du temps.
Boire de l’eau de cette fontaine, ou de celle du lac, permet d’étancher la soif d’un être vivant pour une semaine. Cependant, pour ceux qui ont réellement trouvé la paix intérieure, cette eau les plongerait dans un doux sommeil, à travers duquel s’obtiendrait une parcelle supplémentaire d’illumination sur les préceptes de Keltys. Les rumeurs indiquent que tous les pontifes du Serein, sans exception, auraient été graciés par cette illumination avant de devenir le porte-parole de leur dieu en Mazeria.
La statue de Keltys
À quelques mètres de la Fontaine de la Tranquillité se trouve la statue de Keltys. Celle-ci est constituée de saphir pur, représentant un homme svelte ayant de magnifiques ailes de plumes blanches, arborant une toge bleue et brandissant un bâton blanc. Un halo bleuté et blanchâtre émane de la statue. Sur le piédestal supportant la structure est taillé le symbole du bouclier décoré d’une plume duveteuse, ainsi que le nom du dieu.
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Clergé de Nihilia (déesse) : Culte de la Destruction
Description du clergé | Pèlerinage d'un nihilian
Auto-Désignations : Nihilia, La Destructrice, la Sanglante, La Sanguinaire
Désignations par les autres : l’enragée
Concepts associés : Le massacre, la destruction, la colère, la violence, la douleur, la mort et la maladie
Idéologie
- Ce sont nos concepts de destruction, de massacre, de violence et de douleur qui vous font apprécier vos moments paisibles.
- C’est dans les moments difficiles comme face à l’apocalypse ou dans la souffrance que les mortels s’épanouissent.
- Tous font leur possible pour éviter la douleur ou l’apaiser, nous pensons qu’elle est purificatrice et rédemptrice de vie.
- Toute chose qui existe a son opposé et il a tout autant le droit d’exister que le premier, c’est le principe de la dualité.
- On ne peut parler de création sans sous-entendre la destruction, l’un ne va pas sans l’autre.
- La paix n’existe que s’il y a d’abord eu la guerre.
- On n’obtient pas toujours ce qu’on veut par la gentillesse.
- Dans le cercle de la vie, la mort joue un rôle primordial .
Nom des fidèles
- Officiel : Nihilian
- Synonyme : cultistes de la destruction
- Dérisoire (par dédain) : les fous-furieux, les enragés
Couleurs associées
Rouge et noir (tabard écartelé noir et rouge)
Symbole sacré
Cercle de ronces avec une goutte de sang au centre
Pierre sacrée
Rubis
Saint siège
Le saint siège nihilian se trouve dans la Principauté de Romavistra. Les Terres de Tulak le Sauvage auraient également pu devenir le saint siège du clergé, mais les orques manquent quelque peu de « rigueur institutionnelle » pour être le point central nihilian en Mazeria.
Les suivants de Nihilia sèment le chaos, la violence et le massacre en ce monde. Ils considèrent un juste retour de force; si certains s’emploient à instaurer la paix dans le monde, eux rétablissent l’équilibre en semant le chaos, ou du moins, c’est ainsi qu’ils justifient leurs actes. Si ce monde tant à être bâtit sur la paix, la vie et la joie, ils ont le rôle primordial d’apporter le massacre, la mort et la colère. Attention, ils ne peuvent pas semer la zizanie à tort et à travers. Non seulement d’autres clergés feraient front commun, mais un monde de cendres n’engendrerait plus rien à détruire.

Nihilia : C’est l’autorité supérieure dans le clergé, il n’y a personne au-dessus et celui ou celle qui prétend lui être supérieur se verra exécuté sur le champ
Pontife : Le Pontife est à l’origine un prêtre ou une prêtresse qui sera monté assez haut dans les échelons du clergé. Après Nihilia, c’est LA personne qui dirige tout le clergé et il a le dernier mot sur tout.
Maîtres : Les Maîtres contrôlent respectivement les suivants de leur branche et servent de conseillers au Pontife. Les Maîtres sont au même niveau que l’Hiérophante. Les Maîtres auront chacun plusieurs ambassadeurs, conseillers et/ou informateurs un peu partout. Bien que ces derniers n’aient pas d’autorité, c’est par eux que les Maîtres passent des ordres, ou qu’ils recueillent l’information ou qu’ils sont conseillés sur ce qu’il se passe dans leur domaine. Comme chaque Maître contrôle son domaine respectif, le Maître des assassins pourrait ordonner à tous les assassins de se rassembler à un certain endroit à une date précise. Aussi, le Maître n’a pas d’autorité directe sur les Patriarches et Matriarches, mais il peut leurs donner des directives en ce qui concerne les assassins faisant partie de leur famille.
Hiérophante : L’Hiérophante est d’abord le bras droit du Pontife. Il se trouve au même niveau que les Maîtres, mais il est plus proche du Pontife que ces derniers. Il est à l’origine un prêtre ou une prêtresse qui sera monté assez haut dans les échelons du clergé. L’Hiérophante a l’autorité sur les Patriarches et Matriarches et sur tous prêtres ou moines existant. C’est lui qui se tient au courant des activités qui concernent le clergé.
Patriarche et Matriarche : Ils sont les chefs des clans ou des familles qui servent le clergé. Il peut y avoir plusieurs Patriarche et Matriarches au sein du clergé. Ils sont tous élus par le Pontife, mais sont gérés par l’Hiérophante.
Individus ayant une certaine notoriété : Cette catégorie est constituée de tous les échelons de la société, par-contre, ce sont toutes des personnes ayant acquis une certaine notoriété de par leur statut social (noblesse), leur poste (général, capitaine, etc) ou leurs exploits.
Tous les autres : Regroupe tous les individus de toutes les classes priant Nihilia. On y retrouve entre autre les prêtres et les moines. La différence entre un prêtre ou un moine, c’est que le moine est un prêtre qui possède son propre monastère. De ce fait, il acquiert une plus grande notoriété, car il peut organiser des célébrations religieuses, enseigner, etc.
Dogmes
- La douleur est source de compréhension.
- La colère libère l’âme des chaînes de la retenue.
- La mort est inévitable est n’est donc pas à craindre.
- La beauté intérieure ne demande qu’à être exposée.
Accoutrement
Officiels : Des habits aux couleurs du rouge et du noir sont de mises dans les cérémonies. Cependant, on peut remplacer le rouge par le blanc, le sang s’y marquant parfaitement. Certains se font un mot d’ordre de ne revêtir que des haillons, considérant le symbolisme du bris de leurs vêtements, alors que d’autres ne voient pas cette pratique comme nécessaire.
Commun : Il n’est pas rare pour un nihilian d’arborer du noir ou du rouge. D’autres considèrent un bandage à une blessure qu’ils s’infligent délibérément comme une petite symbolique adéquate.
Jours de célébration
- Fête de la Peste, 12 juillet
- Il s’agit d’une célébration où les nihilians sacrifient des animaux (ou pour les plus viles, des mortels) à leur grande déesse dans le but d’éviter la Peste Écarlate en Mazeria. Selon la légende, la Peste Écarlate serait dormante quelque part en Mazeria, et si celle-ci devait être découverte, il s’agirait d’une pandémie qui écraserait la presque entièreté des mortels et des animaux vivant en Mazeria. À la place, les priants de Nihilia demandent à leur déesse de faire naître des souches d’infection à certains endroits. À savoir si la Sanglante répond réellement à de telles prières, il va de soi que plusieurs priants voient les maladies (connues ou non) se manifestant dans les semaines suivantes comme une activité divine.
- Fête des Morts - 1er novembre
- Durant cette journée sacrée, les nécromanciens nihilians, de même que les autres suivants, choisissent de préparer un cadavre afin qu’il dispose de certains traits caractéristiques de leur rouge déesse : les paupières peuvent être retirées, des os peuvent être rattachés au dos du mort dans le but de représenter grossièrement des ailes, des lacérations peuvent être commises pour ensuite être pansées par des bandages, etc. Par la suite, les nécromanciens animent le ou les cadavres ainsi préparé(s) et les envoient vers les villes et villages afin de causer la panique. Si aucun nécromancien nihilian n’est présent dans une région donnée, il n’est pas rare que les priants de la Sanglante performent eux-mêmes le rite, puis demande (ou forcent, selon le cas) un nécromancien d’une autre allégeance religieuse à performer l’animation cadavérique selon le scénario convenu.
- La Nuit du Massacre, le premier vendredi d’août (en même temps que la Nuit des Disparus)
- Dans chaque ville, en même temps que la Nuit des Disparus, les danaïstes donnent au clergé de Nihilia des individus qu’ils ont enlevé pour leur célébration. S’en suit alors une grande cérémonie où ces individus sont massacrés au nom de Nihilia et leur sang versé dans un petit bassin afin que tous puissent s’y baigner. De la musique sous forme de percussion est jouée pour le plaisir de tous. Pour remplir ce bassin, les nihilians doivent attacher chaque individu capturé ou offert par les vipères par les pieds de sorte qu’ils pendent au dessus du bassin, la tête vers le bas. Les nihilians leur coupent alors la gorge et dansent sous cette pluie de sang. Les corps restent alors suspendus afin de participer au décor macabre de la scène, alors que les cultistes de la destruction se reposent dans le liquide écarlate. Alternativement, s’il n’y a pas assez de captifs pour remplir une bassine, ceux-ci sont couchés sur des pierres de sorte que leur bras pendent dans le vide. Des contenants sont alors placés sous leurs mains et leurs poignets sont lacérés afin de remplir les contenants de sangs. Lorsque le sang fini de s’écouler, les cœurs ainsi que quelques morceaux de chair sont extraits et chaque corps est violemment décapité afin qu’il n’en reste presque plus rien. Chaque Nihilian se verse alors du sang sur la tête et déguste un cœur (ou un morceau), de même qu’un morceau de chair bien cuit sur le feu.
Opinions des membres du clergé à l’égard des autres clergés
Danaïs : Ils correspondent à nos buts, mais ils perdent du temps à se cacher pour commettre leurs méfaits.
Belissar : Leur but est trop individualiste, mais les moyens qu’ils emploient pour l’atteindre sont acceptables.
Keltys : Ils sont si ennuyeux avec leur morale insipide.
Cérune : Toute leur connaissance ne les épargne point lorsque nos lames les atteignent.
Pélésias : Nos plus grands ennemis, et pourtant ils offrent des spectacles de désolation mémorables sur les champs de bataille.
Citation
- « C’est grâce à la maladie que vous appréciez la santé, c’est grâce à la douleur que vous appréciez le confort, c’est grâce à la colère que vous appréciez la joie et c’est grâce à la mort que vous appréciez la vie. Que vous le vouliez ou non, sans Nihilia, vous ne connaîtriez pas votre bonheur. »
Camélia la Cruelle
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Pèlerinage d’un nihilian
Nous venions de quitter le petit village où nous avions passé la nuit. Le corps de notre provocateur venait de s’écrouler suite au choc de mon arme. La plupart des villageois n’avaient pas trop fait attention à notre présence, et c’était mieux ainsi. Pour eux, nous n’étions que deux voyageurs comme les autres, auquel il n’était pas plus important de porter attention qu’à l’habitude. Et si notre destination était celle qui amenait bon nombre de nihilians dans les parages au fil des ans, ces mêmes villageois préféraient faire comme si de rien n’était.
Nous avions demandé une chambre à cette auberge nommée la Taverne du Croissant Rouge. Le nom avait plut à Marcus, qui y voyait un signe, si infime aurait-il pu être, de la Sanglante. Un autre. J’avais cessé de les compter depuis notre première rencontre il y a de cela deux semaines. Je n’avais pas prévu faire le voyage accompagné, mais celui-ci avait remarqué le symbole de notre déesse à mon cou lorsque j’étais assis à une quelconque auberge de Port Emisyr, La goûte de sang certie d’un cercle de ronce était sortie de ma toge alors que je tranchais ma pièce de viande qui faisait office de repas. Après les présentations et m’être assuré qu’il s’agissait bel et bien d’un fidèle, celui-ci m’avoua de bout en blanc qu’il était en pèlerinage vers la Vallée des Tourments, la destination sacrée que j’espérais tant contempler. Il était dit que du temps où les dieux foulaient encore Mazeria, Nihilia avait déchiré un plateau en une faille si sublime que le vent qui s’y engouffrait résonnait telle un millier de cris d’agonie. Des centaines de pèlerins nihilians font, à chaque année, le voyage jusqu’à ce lieu sacré afin de communier avec la Destructrice, et méditer au milieu de cette douleur symphonie, pour approfondir notre illumination des préceptes de la Sanglante.
J’avais confiance en mes moyens pour y parvenir seul, mais un peu de compagnie permettrait de rendre le voyage un peu plus intéressant, et un peu plus sûr. La majorité des suivants des clergés blancs que nous pouvons croiser sont assez désireux de garder la vie pour se tasser lorsqu’ils réalisent qu’un prêtre de Nihilia croise leur chemin. Mais de temps à autre, un individu plus zélé que les autres se donne le devoir de nous rabrouer sur nos allégeances divines et notre philosophie.
Comme cet imbécile de pélésiaste, qui avait fait le lien entre la tresse de ronce nouée à une mèche de cheveux de Marcus et notre noire déesse, à cette Taverne du Croissant Rouge. Se doutant de notre destination, au matin, il nous attendait à la croisée d’un chemin, une fois sortit du village. Il avait osé nous reprocher (ou plutôt, à des suivants de notre culte) le soi-disant massacre d’un membre de sa famille ou un idiot du genre, peu importe. Si cela avait été tout, il ne s’en serait probablement tiré qu’avec une fracture ou quelque chose de similaire. Il avait toutefois surenchérie en nous accusant de vouloir détruire Mazeria pour satisfaire nos simples égos démesurés et qu’au nom de Pélésias, il allait nous occire de son épée. J’avais empoigné ma masse alors que Marcus s’était interposé entre-nous. Le pauvre suivant blanc, qui de toute évidence ne parlait pas le draconique, devait s’être imaginé que les paroles de mon compagnon étaient un avertissement pour éviter la confrontation, ou quelque chose du genre. Quelle ne fut pas, par la suite, la surprise du pélésiaste voyant son arme rouiller complètement en l’espace de quelques secondes. Marcus pivota alors légèrement, afin de laisser libre chemin à mon arme pour briser le bras de l’imbécile qui nous barrait la route. Le suivant de Pélésias s’était écroulé par terre, surpris et ravagé par la brutalité du coup. Après lui avoir craché qu’il n’avait décidément rien compris des préceptes de Nihilia, et que je doutais fort que même Pélésias accepte un demeuré dans son genre en son Royaume de l’Âtre, ma masse broya sa tempe et se fraya un chemin au travers de sa tête. Le bruit du crâne de cet être pathétique se brisant au passage de mon arme était agréable à mes oreilles, et la satisfaction de voir son sang se répandre sur le sol était un spectacle qui me fit sourire. Je relevai ensuite le regard vers l’horizon : dans moins de deux jours Marcus et moi arriverions dans la Vallée des Tourments.
Description
La Vallée des Tourments porte son nom de par le son que produit le vent qui voyage dans le relief écorché, un mélange de stalactites et stalagmites acérés sortants du sol et des parois rocheuses écarlates de la vallée. Ainsi, durant les journées peu venteuses, les « plaintes » du vent se font entendre faiblement. À l’inverse, les jours de tempêtes engendrent des bruits si forts que les résidents des villages les plus près de la Vallée (plusieurs dizaines de kilomètres) peuvent l’entendre.
Pour ajouter au relief et à la sonorité lugubre des lieux, la végétation y est également particulière. Seules les ronces (symboles de Nihilia) parviennent à pousser dans ce milieu aride. Mêlées aux lames rocheuses acérées, les pèlerins doivent progresser avec prudence dans la Vallée s’ils ne souhaitent pas mourir au bout de leur sang à cause d’une vilaine chute. Qui plus est, les animaux qui vivent dans ce territoire sont réputés pour avoir un comportement excessivement violent et/ou une apparence maladive et malsaine.
L’eau qui s’écoule dans cette vallée, qu’elle provienne de la pluie ou de ruisseaux du plateau supérieur qui s’y déversent, est invariablement transformée en sang. Ainsi, parmi la Vallée des Tourments ruissellent des dizaines de petites rivières de sang dont le niveau varie en fonction de la pluie. Elles se rejoignent presque toutes au plus creux du canyon et se déversent dans les entrailles de la Terre, pour aboutir en Everh'Nilee (« Caverne des ravages ») au niveau des Profondeurs. Dans ce même creux se trouve, surélevée par quelques énormes lames de rocheuses sortant du sol et faisant office de podium, une statue de Nihilia. Des « plaies » de la divine statue s’écoulent de légères coulisses de sang plus foncé et plus épais que celui qui ruissèle à quelques mètres au dessous. Boire de ce sang (nommé par les fidèles le Nectar Écarlate) engendre la pire douleur imaginable, et ceux qui ne possèdent pas la puissance nécessaire y laissent la vie. Pour ceux qui peuvent soutenir la douleur qui laisse place à la perte de conscience, se voient gracier d’une compréhension supérieure des préceptes de la Sanglante.
La plupart des nihilians en pèlerinage dans ce lieu sont assez sages pour ne pas boire du Nectar Écarlate avant d’être persuadés de pouvoir en soutenir la divine douleur. La plupart des croyants n’y toucheront d’ailleurs jamais, non pas par peur, mais plutôt parce qu’ils savent qu’une mort engendrée par un égo démesuré plutôt que la passion destructrice ne plairait pas à Nihilia. Cependant, certains fidèles qui touchent à la fin de leur vie naturelle choisissent de trépasser en goûtant au Nectar Écarlate, moyen de communier symboliquement une dernière fois avec leur déesse avant de la rencontrer dans l’Âtre. On raconte que tous les pontifes de Nihilia ayant existé à travers les siècles auraient but de ce Nectar.
La statue de Nihilia
Elle est constituée de rubis d’un rouge vif, qui représente l’apparence qu’a adoptée la déesse lors de la création des races. Il s’agit d’une femme effrayante ayant la chaire du visage à vif, les paupières arrachées et les yeux noirs, des plaies saignantes, une dentition acérée, des ailes squelettiques, des ronces attachant ses longs cheveux qui semblent la lacérer constamment et des bandelettes recouvrant son corps meurtrit. Il se dégage de cette représentation macabre une sensualité masochiste troublante. Sur son piédestal est gravé le symbole du cercle de ronces et d’une goûte de sang en son centre, de même que le nom de la déesse.
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Clergé de Pélésias (dieu) : Ordre de la Vertu
Description du clergé | Pèlerinage d'un pélésiaste
Désignations : Pélésias, le Juste, le Vertueux, le Valeureux
Concepts associés : la justice, la vérité, l’honneur, le courage
Idéologie
- Si le Mal peut s’enraciner chez les mortels, il est du devoir des suivants de Pélésias de s’élever contre celui-ci afin que le bien triomphe. Peu importe le sacrifice de soi nécessaire, les principes du Bien et de la vertu se doivent d’être protégés et défendus.
- Protéger les faibles contre l’injustice et les intentions viles de ceux qui manifestent les préceptes des clergés noirs est le devoir de tout individu qui souhaite un monde où le Bien est prévalant.
- Le sacrifice n’est pas exigé par Pélésias, mais celui-ci accueillera certainement un fidèle tombé au combat pour défendre une noble cause. Cette récompense permet de rassurer quiconque serait tenté de tomber dans l’égoïsme de sauver sa propre vie plutôt que de se porter à la défense d’une victime.
- L’âme des mortels est corruptible, et elle peut sombrer dans les tourments et les ténèbres. Il est toutefois juste de laisser la chance à un être cherchant la rédemption, et Pélésias pardonne les fautes à ceux qui savent s’en affranchir avec sincérité. Attention toutefois à ne pas se laisser berner par les vipères et les avares, qui ne demandent que l’opportunité de manipuler le vertueux.
Nom des fidèles
- Officiel : Pélésiastes
- Synonyme : les vertueux
- Dérisoire (par dédain) : les puristes, les puritains
Couleurs associées
Blanc et argent
Symbole sacré
Croix argentée liée au centre par un globe
Pierre sacrée
Diamant
Saint siège
Le saint siège du clergé se trouve dans les États Pontificaux de Pélésias.
Les suivant de Pélésias vivent pour la justice, l’honneur et le courage. Ils défendent les innocents et protègent la veuve et l’orphelin. Ce sont de valeureux fidèles qui tirent leurs joies dans l’aventure où ils peuvent prouver leur courage et aider la cause du Bien. Ils sont toutefois loin de penser qu’ils sont parfaits et sans failles, et travaillent donc à surmonter leurs défauts afin de devenir des êtres plus vertueux et apporter leur aide en Mazeria. De par leur code moral, les pélésiastes excluent de leur conduite les actes lâches, tels la couardise, l’embuscade et le mensonge.

Pélésias : C’est l’autorité supérieure dans le clergé, il n’y a personne au-dessus et celui ou celle qui prétend lui être supérieur se verra sévèrement réprimandé.
Pontife : Le Pontife est à l’origine un prêtre ou une prêtresse qui sera monté assez haut dans les échelons du clergé. Après Pélésias, c’est LA personne qui dirige tout le clergé et il a le dernier mot sur tout.
Maîtres : Les Maîtres contrôlent respectivement les suivants de leur branche et servent de conseillers au Pontife. Les Maîtres sont au même niveau que l’Hiérophante. Les Maîtres auront chacun plusieurs ambassadeurs, conseillers et/ou informateurs un peu partout. Bien que ces derniers n’aient pas d’autorité, c’est par eux que les Maîtres passent des ordres et de l’information, ou qu’ils recueillent l’information ou qu’ils sont conseillés sur ce qu’il se passe dans leur domaine. Comme chaque Maître contrôle son domaine respectif, le Maître des chamans pourrait ordonner à tous les chamans de se rassembler à un certain endroit à une date précise. Aussi, le Maître n’a pas d’autorité directe sur les Patriarches et Matriarches, mais il peut leurs donner des directives en ce qui concerne les chamans faisant partie de leur famille.
Hiérophante : L’Hiérophante est d’abord le bras droit du Pontife. Il se trouve au même niveau que les Maîtres, mais il est plus proche du Pontife que ces derniers. Il est à l’origine un prêtre ou une prêtresse qui sera monté assez haut dans les échelons du clergé. L’Hiérophante a l’autorité sur les Patriarches et Matriarches et sur tous prêtres ou moines existant. C’est lui qui se tient au courant des activités qui concerne le clergé.
Patriarche et Matriarche : Ils sont les chefs des clans ou des familles qui servent le clergé. Il peut y avoir plusieurs Patriarche et Matriarches au sein du clergé. Ils sont tous élus par le Pontife, mais sont gérés par l’Hiérophante.
Individus ayant une certaine notoriété : Cette catégorie est constituée de tous les échelons de la société, par-contre, ce sont toutes des personnes ayant acquis une certaine notoriété de par leur investissement au sein du clergé.
Tous les autres : Regroupe tous les individus de toutes les classes priant Pélésias. On y retrouve entre autre les prêtres et les moines. La différence entre un prêtre ou un moine, c’est que le moine est un prêtre qui possède son propre monastère. De ce fait, il acquiert une plus grande notoriété car il peut organiser des célébrations religieuses, enseigner, etc.
Dogmes
- Le Bien doit toujours triompher du Mal.
- Les faibles tu défendras, la veuve et l’orphelin tu protégeras.
- Tu montreras ton courage à travers des actes nobles.
- Tu agiras toujours de façon à promouvoir la justice, rejetant le crime et les actes vils.
- Rien ne sert de mentir, le courage te suffit.
Accoutrement
Officiels : L’habillement n’est pas symboliquement important au sein du clergé. Tous peuvent s’habiller comme il leur plaît, tant qu’ils le font avec soin pour les cérémonies. L’argent et le blanc sont toutefois préférables si ces couleurs sont disponibles.
Commun : Ils essaient simplement d’éviter de s’habiller comme les clergés noirs
Jours de célébration
- Solstice d’été, 21 juin
- Cette fête est, par opposition au Solstice d’hiver des danaïstes, une journée révérée par les pélésiastes pour sa période de clarté la plus longue de l’année. Ainsi, c’est par la présence prolongée de la lumière que les suivants de Pélésias festoient pour symboliser le peu de couvert offert aux bandits et aux mécréants à cette époque de l’année. Des festivités en l’honneur de la justice et de la vertu ont lieu, où sont organisés des tournois d’adresse, des pièces de théâtre et des banquets, où sont mis à l’honneur des individus dont la bonté d’âme et les actes ont permis d’apporter particulièrement du bien dans la communauté (ou à plus grande échelle) depuis le dernier solstice d’été. Il est d’ailleurs commun que plusieurs non-priants de Pélésias participent à cette fête et que certains d’entre eux soient honorés pour leurs accomplissements, au même titre que les pélésiastes.
- Fête du courage, premier vendredi de juillet
- Il s’agit d’un événement où, dans chaque communauté, les pélésiastes qui le souhaitent confrontent délibérément l’une de leurs peurs, dans le but de la surmonter. Il n’est pas rare que ces tentatives se soldent par l’échec (à savoir qu’un individu aurait encore sa phobie particulière, s’il s’agissait de cela), mais la tentative est toujours reconnue par ses pairs et l’intention est grandement félicitée. Dans certains cas, si un monstre malveillant possède une certaine notoriété dans les environs, des pélésiastes peuvent profiter de cette journée pour prendre les armes et défier la créature. Dans d’autres cas, des tournois qui placent les participants dans des situations difficiles sont organisés. Encore une fois, l’échec n’est jamais tourné en dérision, et le simple fait d’avoir participé mérite d’être salué. Les gagnants, cependant, sont acclamés en héros. Si des récompenses sont remises, les récipiendaires en font habituellement don à ceux étant le plus dans le besoin (au grand plaisir des keltes).
- Le jour de la deuxième chance, premier dimanche du printemps
- Les individus ayant commis un affront qui aurait souillé leur honneur peuvent se servir de cette date afin de réaliser un acte de rédemption. Il ne s’agit pas d’une journée de festivité : les personnes souhaitant le salut vont expliquer leur situation aux membres du clergé, et ces derniers conseillent une ou deux manières envisageables d’obtenir la rédemption. Évidemment, celles-ci sont équivalentes à l’ampleur du parjure. Le pélésiaste repentant choisi alors l’une des quêtes et s’affaire à la remplir. Si celle-ci est accomplie avec succès, l’effort est rendu public, et les priants de Pélésias doivent s’efforcent d’oublier l’incident fâcheux. Celui-ci est du passé, et le pénitent a mérité de retrouver son honneur. Pour symboliser le pardon, le contenu d’une coupe en argent sera bu tour à tour par la paroisse ou le village.
Opinions des membres du clergé à l’égard des autres clergés
Danaïs : Sans courage, sans honneur et prônant le mensonge, ce sont des adversaires pitoyables.
Belissar : Leur orgueil est leur plus grand défaut, ils ne parviendront jamais à leur but.
Nihilia : De grands adversaires, ils sont redoutables au combat, mais leur folie entraine le désordre dans leurs rangs et au final, ils subissent le destin qu’ils réservent à tant d’individus.
Keltys : Le fait qu’ils viennent en aide à ceux dans le besoin est très honorable, il ne leur manque que le désir de prendre les armes contre les adversaires ayant abandonné toute vertu.
Cérune : Ils détiennent la connaissance et donc la vérité, en plus d’étonnantes capacités. Ils nous serviront dans les combats.
Citation
- « C’est dans l’adversité que le vertueux a la chance de renoncer définitivement au vice. Si toutefois le corrompu tente de pervertir autrui, c’est par l’épée que sera défendu autrui. »
Bastien du Lac Blanc, dit le Preux
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Pèlerinage d’un pélésiaste
Nous étions en route vers le Mont Argenté, ce lieu sacré dans le cœur de tous les suivants de Pélésias. Le dieu blanc lui-même y est né et c’est à cet endroit que sa divine présence gracie le plus ses suivants. Cela n’empêche toutefois pas le Mal de tenter des percées autour du Mont, raison pour laquelle nous avions prestement dévié de notre trajet. Des cris de détresse provenant d’un village à quelques centaines de mètres de la route que nous suivions nous firent nous précipiter à la rescousse. La nuit étant tombée, le pire me laissait craindre la nature de ces cris, qui fut confirmée à notre arrivée : des Dar’laks, ces Elfes noirs qui étaient sortis des Profondeurs afin de venir déverser leur haine sur la surface. La milice du village n’avait visiblement pas l’avantage contre l’envahisseur beaucoup plus féroce et mieux entraîné. Ce dernier sembla toutefois surpris de voir une douzaine de guerriers à bonne carrure accourant à la rescousse, invoquant de surcroit la justice de Pélésias. Les Elfes noirs avaient visiblement bien planifié leur raid contre le village, mais notre arrivé venait changer la donne. Après quelques minutes de combat sanglant, les Dar’laks avaient décidé de battre en retraite plutôt que de risquer de perdre inutilement des leurs. Heureusement, car le compte des morts de notre côté aurait autrement été beaucoup plus élevé.
J’entendais les cris des villageois qui constataient, en larme, la mort de plusieurs des leurs. Ceux d’entre-nous qui étions encore en état leur portaient assistance, et la grâce de Pélésias nous permettait de guérir les blessés. Trois des nôtres, qui faisaient route vers le Mont Argenté, avaient perdu la vie aux mains de ces Elfes barbares. La tristesse voulu alors s’emparer de moi.
Sans la lumière, les ténèbres règneraient sur Mazeria. Non point l’antique Noirceur qui précédait la naissance des dieux, mais bien les ténèbres qui peuvent s’enraciner dans l’âme de chaque mortel. Tels étaient les mots qu’avait utilisé mon mentor Corteïr avant de me parler des préceptes de Pélésias le Vertueux. Je me rappelais ces paroles en serrant mon pendentif de croix d’argent contre ma poitrine, le symbole de notre dieu que m’avait légué Corteïr sur son lit de mort.
La tristesse qui s’installait laissa alors place à l’espoir et à l’optimisme. Sans le sacrifice de nos trois compagnons, ce village aurait probablement été rasé à feu et à sang. Les victimes qu’avaient subit les villageois auraient dépassé la centaine plutôt qu’une dizaine, et ceux qui n’auraient pas été tués auraient connu la souffrance de l’esclavagisme dans les Profondeurs.
Cet événement venait renforcer ma foi en mon dieu et ma détermination à compléter ce pèlerinage : que les ténèbres tentent d’envahir les mortels, nous serions toujours des bastions à les repousser et à ramener la lumière dans nos cités. Telle était la raison d’être des pélésiastes en ce monde, telle était ma raison d’être, et c’est avec fierté que je me rappellerai de ceux qui ont donné leur vie pour défendre ce village contre le Mal. Le sommet du Mont Argenté, dont la lumière émanait en permanence, même durant la nuit, me semblait alors plus scintillant encore, alors que je venais de terminer cette remarque pleine d’espoir à mes compagnons. Si les ténèbres ne pouvaient disparaître de ce monde, il en serait de même de la lumière.
Description
Le Mont Argenté porte son nom de la lumière blanche qui émane en permanence de la montagne où Pélésias lui-même s’est éveillé en Mazeria, il y a de cela des millénaires. Il s’agissait également du plus haut sommet du monde, avant que Belissar l’Avare ne modifie, dans son égo démesuré, sa propre petite montagne natale en lui donnant quelques centaines de mètres de plus.
Cependant, le Vertueux laissa également sa marque sur son propre sanctuaire sacré en en faisant une source de lumière constante aux alentours de la montagne : le jour, elle reflète en partie la lumière du soleil d’une teinte argentée et la nuit, c’est la lumière de la lune blanche qui fait reluire le mont, et le spectacle est à couper le souffle. Qui plus est, plusieurs mortels ont mentionné apercevoir des griffons voler dans les cieux surplombant la montagne, créatures reconnues pour leur noblesse et leur sens de l’honneur.
Autre fait intéressant du Mont Argenté : le jour est éternel en ce lieu sacré. En effet, quiconque passe plus d’une demi-journée sur la montagne remarque que la nuit n’y tombe jamais. De la même manière, un individu qui commencerait l’ascension de la montagne en pleine nuit tomberait, à partir d’une certaine altitude, au cœur d’une journée mystique et éternelle.
Finalement, l’ombre ne semble pouvoir exister sur la montagne. Où que l’on porte le regard, les objets sont éclairés comme s’ils étaient exposés à la lumière de tous les côtés, même si aucune source visible ne semble s’y apprêter.
La statue de Pélésias
Au sommet du Mont se trouve la statue du Vertueux. Celle-ci est taillée dans un diamant pur, représentant un homme à la stature très athlétique, à la peau argentée, aux yeux blancs et portant une armure étincelante. Un seul regard à cette grande sculpture inspire à tout mortel un immense sentiment de sérénité et le désir de surmonter tout obstacle pouvant survenir. Lorsque le soleil est à son zénith, la statue s’illumine dans toute sa splendeur et il devient pratiquement impossible pour un mortel de maintenir le regard vers celle-ci. Seuls les mortels les plus vertueux seraient en mesure de ne pas s’en détourner, et obtiendraient, par le fait même, une compréhension supplémentaire sur la voie de Pélésias. Comme dans bien d’autres clergés, tous les pontifes du clergé du Valeureux auraient, sans exception, été en mesure de d’accéder à cette révélation. Sur le piédestal supportant la statue est gravé le symbole de la croix d’argent, ainsi que le nom du dieu.
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